À la une

Prochaines activités

- Du 30 septembre au 31 Octobre 2017 : exposition d’art haïtien en Haute-Garonne (31), chez les Ebénistes et Créateurs à REVEL ,(contact@les-artisans-reunis.fr, Tél 05 61 83 56 58).

- Dimanche 15 octobre 2017 : repas à la Veuve (51), à l’Espace Viduen, à 12 heures, suivi de la comédie en un acte de Didier Noel « On s’est tout dit ? », avec Annie LEMERY et Didier NOEL

- Samedi 25 et dimanche 26 novembre 2017 : participation au week-end dela Solidarité Internationale à l’Abbaye de Vinetz à Châlons-en-Champagne (51).

- Du 7 au 14 décembre 2017 : exposition d’art haïtien au Centre des Arts et Loisirs à Vaires-sur-Marne (77).

- Samedi 9 décembre 2017 : vente d’acras et de punch au profit du Téléthon, face au Centre des Arts et Loisirs à Vaires-sur-Marne (77).

Appel pour le Voyage de tourisme solidaire

L’agence de voyage « Humantrip » à Aix-en-Provence propose la
destination Haïti à ses clients.
En avril 2018, un groupe de 10 personnes va pouvoir découvrir le sud
avec notre partenairehaïtien,
mais celui-ci a besoin d’un 2ème 4×4 pour assurer les déplacements.
Nous avons un ami en Haïti qui en propose un en très bon état à 11 000 €.
Aidez-nous à réaliser cet achat indispensable pour le tourisme, le
moindre euro sera utile.
Merci par avance pour votre soutien.

Désir d’Haïti loue l’exposition « D’Ayiti à Haïti, la liberté conquise »

Désir d’Haïti a fait l’acquisition de l’exposition intitulée «  D’Ayiti à Haïti, la liberté conquise » auprès de l’association les Anneaux de la Mémoire à Nantes.

Tous les textes sont en français et en créole, les deux langues officielles d’Haïti.

Elle est constituée de 31 panneaux, sur bâche souple, format paysage 60 x 80cm (liste ci-dessous).

Nous la mettons à disposition en location au prix de 100 € par mois pour les associations, 250 € par mois pour les collectivités ou autres, frais d’expédition en sus (nous consulter).

Si vous êtes intéressé, contactez Christiane Esteves au 06 60 48 56 91 ou par mail à esteves.christiane@wanadoo.fr

1. Introduction : D’Ayiti à Haïti

2. Isabelle et Ferdinand

3. Caciques et caciquats

4. Les moines et la conquête

5. Cruels Espagnols

6. Mercantilisme espagnol

7. Aventuriers et conquérants

8. Les Isles Antilles

9. Dominer le monde par la mer

10. Saint-Domingue, à la fin du XVIIème siècle

11. Guerres et Paix

12. Code Noir

13. Commerce de l’Exclusif

14. Nantes, Le Havre, La Rochelle, Bordeaux, Brest

15. Le sucre

16. Sévices corporels

17. Compagnies royales

18. Abolitionnistes et anti-abolitionnistes

19. Saint-Domingue, fin du XVIIIème siècle

20. 1789

21. Bois Caïman

22. L’ordre à rétablir

23. L’esclavage, oui mais…

24. La guerre à se faire

25. Toussaint Louverture et la Constitution de 1801

26. La guerre à faire

27. Batailles célèbres

28. Vive la Liberté !

29. Héros célèbres

30. D’Ayiti à Haïti,enfin

31. Chronologie des abolitions de l’esclavage

Hébergement en Haïti

A Port-au-Prince :

Association « Enfants soleil » – 3 rue Colette – impasse Duval – Pétionville/Meyotte secrétariat@enfants-soleil.org

Hébergement pour 5 personnes : 20 €, repas du soir, hébergement et petit déjeuner.

Tél en France : 03 80 43 14 08.

Dans le sud :

Fonhsud – Rue de l’Egalité à Aquin.

Hébergement pour 7 personnes : 20 €, repas du soir, hébergement et petit déjeuner.

Tél en Haïti : 00 509 375 808 66, Père Gousse Orémil.

Valorisation de l’art haïtien au travers d’expositions- ventes

En 2015, Désir d’Haïti a décidé de faire connaître et valoriser l’art haïtien au travers d’expositions-ventes. Le bénéfice tiré de ces œuvres servira directement les projets de développement rural présentés par les paysans haïtiens.

N’hésitez pas à nous contacter pour connaître les dates des prochaines expositions.

Cliquez ci-dessous pour découvrir les artistes.

Les artistes

Merci à Dupligraphic

Nous souhaitons remercier M. MARCONI de Dupligraphic, qui nous accompagne depuis de nombreuses années et réalise gracieusement nos supports de communication.

 Cliquez ici pour avoir un aperçu de ses réalisations.

N’hésitez pas à faire appel à lui pour vos travaux d’impression !

Reconstruire Haïti

Le site Rue89 a développé une application intitulée « Reconstruire Haiti ».

C’est une sorte de mini-jeu de rôle où vous devez, sur différents thèmes (agriculture, urbanisme, santé, etc…), faire des choix pour la reconstruction d’Haiti comme si vous étiez ministre, directeur d’une grosse ONG, etc…

Ce média a pris le temps de développer le contexte haïtien et d’essayer de coller à certaines réalités haïtiennes…

A vous de jouer ! : http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/17/reportage-interactif-saurez-reconstruire-haiti-252985

Témoignage de Ghislaine Deleau, adhérente de Désir d’Haïti

Publié dans « Nouvelles Images d’Haïti » Bulletin du Collectif Haïti de France – 21 ter rue Voltaire – 75011 Paris

Tél : 01 43 48 31 78 / comiteredaction@collectif – haiti.fr /  www.collectif-haiti.fr

 

Pourquoi ai-je voulu aller en Haïti ?
J’y étais allée il y a 30 ans, en touriste « nantie » et j’ai aimé ce pays. J’en avais cependant gardé quelques souvenirs amers, la pauvreté des campagnes, les enfants qui n’avaient pas le droit de s’approcher de la mer, la dérangeante et inutile servilité du petit guide qui menait mon âne à la citadelle du roi Christophe, ce qu’on me disait de ces mères accablées par le nombre d’enfants qu’elles ne pouvaient pas envoyer à l’école payante, les tonton macoutes et tout ce que je savais ne pas avoir vu. Cette année, j’ai eu envie de voir.

Le programme du voyage
Le voyage était organisé par Désir d’Haïti, association membre du CHF, et Fonhsud, une fondation haïtienne située à Aquin dans le département du Sud. Sous l’autorité du Père Gousse, elle est orientée vers la protection de l’environnement et le développement de l’agriculture. Le voyage nous a menés à Port-au-Prince, Aquin, Camp Perrin et au village de Maniche dans les mornes. Nous avons vu également les Cayes, Port Salut et sa plage, l’île de Grosses Cayes au large d’Aquin. Ce fut un voyage « d’immersion », un peu trop peut-être parce qu’il n’a guère été possible de prendre un vrai recul. Nous étions 7 dont 2 jeunes d’origine haïtienne, Sandrine et Jean-Baptiste, qui avaient été adoptés, et une jeune femme des Cayes.

Des visites intéressantes

- Une mutuelle coopérative de femmes dirigée par Fonhsud. Groupe de 32 femmes qui pratiquent l’élevage, des cultures de subsistances dont elles vendent les surplus sur les marchés. Elles paient une cotisation de 40 Gourdes (0,70€) par mois, pour constituer une «caisse bleue » grâce à laquelle elles organisent une sorte de microcrédit et une « caisse rouge » qui est une caisse de secours. Une citerne financée par Fonhsud doit être construite prochainement. L’ensemble des mutuelles gérées par Fonhsud regroupent environ 3 000 personnes.

- Les Ateliers Écoles de Camp Perrin qui ont pour vocation, entre autres, de former des artisans, forgerons et maçons essentiellement. Ils ont accueilli récemment beaucoup de Port-au-Princiens réfugiés dans la région après le séisme. La visite était menée par l’un des responsables, Jean Sprumont, de nationalité belge. Cet homme, très attaché à Haïti (il y vit depuis 44 ans) est extrêmement pessimiste ; il nous a d’une part confirmé l’impact désastreux de la libéralisation des importations, en 1986, sur son entreprise et l’économie haïtienne en général. Et il nous a remis un ouvrage à vocation pédagogique et technique, dans lequel il se livre à quelques réflexions sur cette société haïtienne qu’il connaît bien.

En voici quelques exemples : « L’effondrement de la ville a mis au jour la souffrance d’une société incapable de prendre les bonnes décisions. Pourquoi donc déclarer « coupables » les artisans maçons alors que durant toute leur formation on leur refuse l’éducation à la responsabilité » « Une des découvertes que j’ai faites est celle de la rencontre d’hommes qui ne se posent pas de questions » « Dans les milieux défavorisés, l’école est malheureusement devenue un outil à désapprendre » « Mon Dieu ce que j’ai pu souffrir de mon impuissance pour enfin découvrir qu’en vérité le problème d’Haïti ne pouvait être résolu que par les Haïtiens » « Nous sommes envahis par des gens généreux qui ont des moyens dont nous ne disposons pas. Sans nous connaître, ils nous enseignent ce qu’il faut faire et nous disent qu’il vaut mieux suivre n’importe quelle route pour ne pas mourir de faim, nous évitant par la même occasion de chercher une piste d’un meilleur avenir pour Haïti. »

- L’ONG ORE (Organisation pour la Réhabilitation de l’Environnement). Dirigée par Mme Mousson Pierre Finnigan, l’ONG a pour but d’améliorer les revenus des fermiers (elle travaille avec 700 d’entre eux), de produire une alimentation à haute valeur nutritionnelle (sélection des graines de maïs), de réhabiliter l’environnement et de lutter contre la déforestation par la culture d’arbres fruitiers (mangues, avocats et agrumes). Ils développent également des activités de transformation, séchage des mangues etc. Leur problème: trouver des financements pour créer d’autres unités mais ils se heurtent au coût élevé de l’argent.

- Oil Sud, usine de vétiver avec Jean Dunes Gustave son PDG. Ancien maire de Camp Perrin, membre de Fonhsud, ce «battant» milite pour la sécurité écologique du parc Macaya. Il vient d’être nommé responsable du corps de surveillance environnementale des départements du Sud et de la Grande-Anse. Avec lui, nous avons aussi pu voir l’atelier d’un artiste qui réalise des meubles magnifiques à partir de souches et de troncs d’arbre bruts.

- L’école fondamentale d’Aquin, visitée avec le père Gousse, son directeur. Peu optimiste quant à l’avenir de ses élèves, il parle du chômage endémique, de l’inadaptation des formations aux besoins du pays. L’enseignement est dispensé en français par des professeurs formés « sur le tas ». Le père Gousse nous dit ne plus avoir les moyens de nourrir les enfants. Le coût de la scolarité annuelle pour les terminales atteint 350€ + 80€ de fournitures auxquels s’ajoute le coût des uniformes, tous impeccables. Dur pour des familles de paysans.

Les points les plus prégnants du voyage

- La découverte de Port-au-Prince, les bidonvilles, les villages de tentes, la saleté, surtout autour du marché de Fer, l’incroyable misère…

- L’Ile de Grosses Cayes où Fonhsud a installé des citernes pour permettre aux quelques 300 habitants d’avoir un peu d’eau douce. Il y existait, sous un hangar, une petite école qui a été supprimée parce qu’une ONG canadienne a entrepris de construire une école en dur. Un bâtiment ambitieux dont les travaux ont été interrompus à mi-hauteur des murs. Surréaliste ! Plus d’école pour ces gamins aux cheveux jaunis par la malnutrition ! Le bruit court que, comme l’Île-à-Vache, cet îlot serait dans le collimateur des organisateurs de croisières.

- L’orphelinat où Sandrine a été adoptée, à Port-au-Prince, apparemment l’un des mieux tenus de la capitale. Les enfants, encadrés par des responsables remarquables, mangent à leur faim, ils ont appris à mettre dans une corbeille les papiers de bonbons ou les peaux des bananes qu’ils viennent de manger. Alors que partout pauvres et moins pauvres jettent tout n’importe où, dans la rue, sur la plage… Il suffit de voir les tas d’immondices qui encombrent les rues de Port-au-Prince et les ordures qui souillent des plages virtuellement « paradisiaques ». Cela a l’air d’un détail, mais c’est un signe. On est dans la survie.

- A Maniche, village des mornes du Sud : cet homme qui s’approche de nous pour mendier, des chaînes aux chevilles. L’hôtel où nous voyons une petite restavek d’une dizaine d’année obligée de nettoyer les toilettes qui, faute d’approvisionnement en eau, étaient dans un état désastreux. L’hôtel s’appelait « Christ avant tout ». Difficilement soutenable !

Dany Laferrière élu à l’Académie française

« Je ressens un peu de fièvre. Non, je ne sais pas ce que ça fait. C’est vrai qu’il y a eu une compression du temps, puisque je me suis couché hier soir mortel, je me suis réveillé immortel »
C’est la réaction de l’écrivain canadien d’origine haïtienne, Dany Laferrière, âgé de 60 ans, qui vient d’être accepté ce jeudi 12 décembre 2013 pour siéger à l’Académie française au fauteuil de l’auteur d’origine argentine, Hector Bianciotti, décédé en 2012.
Élu dès le premier tour avec treize voix sur vingt-trois, Dany Laferrière avait posé sa candidature à la succession d’Hector Bianciotti, à côté des écrivains Arthur Pauly (un lycéen de quinze ans), Jean-Claude Perrier, Catherine Clément, Yves-Denis Delaporte et Georges Tayar.
Dany Laferrière devra siéger à l’académie dans le 2e fauteuil, où sont déjà passés de grands écrivains comme Montesquieu et Alexandre Dumas fils.
Ses collègues écrivains considèrent comme un couronnement de sa carrière l’élection de l’auteur de près d’une trentaine d’œuvres, romans et films y compris « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? », prix RFO 2002 (http://www.alterpresse.org/spip.php?article15666).
Pendant qu’un débat continue sur la nationalité du nouvel académicien, Franck Étienne semble résoudre le problème.
Pour lui, « tout en étant un écrivain québécois », Dany Laferrière est « un écrivain nègre ». Une idée, inspirée, sans doute, par le titre d’un roman de Dany Laferrière, « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ».
D’aucuns escomptent des changements à l’Académie française, comme l’introduction de mots québécois et haïtiens dans la langue française.
Parallèlement, certains ont critiqué l’hypocrisie des politiques haïtiens qui ont voulu récupérer cette élection à leur compte, alors que, durant la campagne électorale de 2010, ils avaient fait étalage de leur mépris pour la connaissance. 

UNE SEMAINE EN HAÏTI, L’hebdomadaire du Collectif Haïti de France, Une rédaction d’Alterpresse … avec le soutien de la Fokal

N°1120 – 20 Décembre 2013

L’AVENIR DU CAFÉ

 

En Haïti, quelque 200 000 familles tirent une bonne partie de leur subsistance de la filière café.

En plus d’avoir un effet bénéfique pour la protection de la couverture forestière du pays, la production de café constitue le moteur d’une des rares productions nationales dirigées vers l’exportation. 

Des représentants de coopératives et d’associations de planteurs se sont réunis récemment à Thiotte (sud-est du pays), pour discuter des problèmes du secteur caféier en Haïti. Le café a historiquement soutenu les familles haïtiennes et a permis d’éponger la double dette de l’Indépendance. Depuis les années 50, la production chute. Jusqu’aux années 80-90, la livre de café se vendait environ 2 gourdes (4 centimes d’euros). Cette faiblesse des prix, tant sur le marché local que mondial, a découragé les grands exportateurs. Ne trouvant plus à vendre leur production, nombre de petits producteurs ont abattu leurs caféiers au profit d’autres cultures plus rentables. Le café haïtien est pourtant l’un des plus prisés dans le monde, surtout exporté vers les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Italie. Mais les spécialistes estiment que 80 % du café haïtien prend le chemin de la République dominicaine – souvent illégalement – pour être vendus sous des labels dominicains. Les Dominicains arrivent à contrôler la production, et pratiquent par moment des prix inférieurs à ceux du marché haïtien, ce qui sape les efforts des coopératives et des producteurs en Haïti.

Sans vraiment de support de l’État, les haïtiens tentent d’insuffler un nouvel élan à la filière : 600 000 plants sont mis en terre chaque année pour régénérer les plantations et augmenter la production. Actuellement, le producteur touche 50 gourdes (environ 1 euro) pour une marmite de cerises de café de cinq livres. Haïti exporte chaque année pour un peu plus de 900 000 €.

Mais la commercialisation n’est pas le seul problème auquel est confrontée la filière. Depuis le début des années 2000, le scolyte (insecte) fait de terribles ravages et a décimé plus de 60 % de la production, en s’attaquant aux cerises et les rendant inconsommables. Il n’existe pas d’insecticide contre le scolyte, la meilleure technique jusqu’ici est de tremper les cerises affectées dans l’eau chaude pour tuer les scolytes femelles. Cette technique n’éradique pas les insectes, elle ne fait que circonscrire le problème. Par ailleurs, la maladie de la rouille, provoquée par le champignon hemileia vastatrix, menace aussi la production et gangrène de plus en plus les caféiers. Sans parler de la menace récurrente des cyclones.

D’autres difficultés, de nature économique et financière, assaillent le réseau.

Le prix du sac d’engrais est  exorbitant (1,65 €), mais ne permet pas au paysan d’augmenter sa production.

Par ailleurs, le producteur qui, voulant moderniser sa production, s’adresse aux institutions de crédit se voit imposer des conditions absolument déraisonnables (jusqu’à 41 % de frais), c’est un véritable système d’endettement.

Par ailleurs, de nombreux choix techniques restent à faire : quelles espèces faut-il développer ? Comment régénérer les plantations ? Quelle distance respecter entre deux plants pour un maximum de rendement ? etc…

Ces différentes questions ont porté les acteurs à créer l’Institut national du café haïtien (INCAH, structure administrative de 21 membres représentant les différents acteurs du domaine). L’organisme, qui dépend du ministère de l’Agriculture, lequel est d’office président du conseil d’administration, a pour but de dynamiser la production et d’améliorer les conditions de vie des gens impliqués dans le domaine. Il s’agissait de mettre de l’ordre dans le secteur en créant une plateforme, un espace de dialogue et de revendication pour les planteurs. « Dans tous les discours, on parle de la relance de l’agriculture alors qu’on néglige le circuit café », dit-il. À la Plateforme Nationale des Producteurs de Café Haïtien (PNPCH), on croit qu’avec le circuit café, on peut résoudre un bon nombre de problèmes qui minent le pays comme le chômage, l’insécurité alimentaire, l’exode rural et la déforestation. « Pas de moyens, pas de volonté », expliquent des producteurs. Mais que faire quand la baisse de la production d’un circuit qui, en d’autres pays est pourtant prometteuse, engendre paupérisation des familles, exode rural et déboisement?  Si les solutions dépendent en partie de l’État, les dizaines de coopératives et d’associations qui constituent la PNPCH tentent depuis 15 ans de faire en sorte que les producteurs caféiers poussent tous ensemble dans la même direction. La PNPCH bénéficie d’une immense force de mobilisation et de réseautage qui peut faire la différence, mais elle doit également être impliquée dans la mise en place d’une politique de régénération caféière qui favorisera aussi la reforestation.

La filière café s’est révélée fort efficace en matière de préservation de la couverture végétale dans les grandes régions productrices, il suffit de s’y promener pour constater à quel point café et forêt font bon ménage. Non seulement le secteur café possède le potentiel pour régénérer l’environnement, il peut aussi booster l’économie du pays, notamment dans les zones rurales, en donnant du travail à des milliers de jeunes.

D’après un article de Ralph THOMASSIN JOSEPH (le nouvelliste)