À la une

L’histoire de Toussaint Louverture

France 2 vient de diffuser en deux partie l’histoire de Toussaint Louverture. Vous pouvez retrouver les deux parties en suivant les liens suivants. partie 1 et  partie 2

Repas haïtien

Le 25 mars, Désir d’Haïti organise un repas dans la salle Polyvalente de Courtry. Pour agrémenter l’après-midi le repas sera suivi d’un LOTO.

L’affiche

L’invitation

Voyage d’Eco tourisme solidaire du 15 au 29 juin 2012

Du 15 au 29 juin 2012 Désir d’Haïti organise un voyage pour découvrir le Sud d’Haïti.

Le groupe sera composé de 7 voyageurs, il sera pris en charge dès l’aéroport de Port au Prince par des membres de Fonhsud et sera accompagné avec des guides locaux qui vous feront découvrir leurs richesses.
Séjour de 15 jours, prix : 850€ de vol et 850€ pour le séjour tout compris (hébergement, nourriture, déplacements, guides, chauffeurs…)
Retrouver tout le programme ici

De l’exil au voyage

De l’exil au voyage

Après avoir obtenu le prix Médicis en 2009, l’écrivain haïtien Dany Laferrière entre au Larousse, il rejoint les écrivains haïtiens, Jacques Stephen Alexis, René Depestre, Jacques Roumain.

Lorsque le responsable de Larousse lui a demandé « Quel mot de la langue française exprime le mieux selon vous la manière de vivre l’exil ? » sa réponse fut belle : »On ne vit pas l’exil, je l’ai changé immédiatement avant d’arriver à Montréal par le mot voyage. Parce que l’exil fait référence au dictateur, alors que le voyage ne concerne que moi, je suis en voyage depuis longtemps et dans le voyage je peux éliminer facilement l’espace pour habiter le moment, comme celui-ci !

Le Monde, blog des abonnés, 16 juin 2011

Les projets sur le long terme

Le vendredi 26 août 2010, Fohnsud avait réuni les comités de suivi de deux mutuelles (de micro crédit) qui souhaitent mettre en place un atelier de transformation de fruits.

A cette réunion étaient présents les membres des mutuelles ainsi que ceux de Fohnsud (père Gousse le directeur, Morin l’agronome , Inold le comptable et Vinciane la coopérante) et ceux de Désir d’Haïti.

Ce projet fait suite à la formation sur la transformation des fruits que Désir d’Haïti avait financé pour une vingtaine de personnes dont la mutuelle « fam pa chita » (femmes actives). Aujourd’hui ces femmes produisent des produits en très petite quantité à leur domicile et souhaitent élargir leurs activités .

Cet atelier évitera aux paysans de perdre une partie de leur production en transformant en jus et en confiture leurs fruits, tel que mangues, chadèques, ananas….et  cela devrait permettre d’améliorer leurs revenus. Ils s’étaient déjà réunis à deux reprises avant notre rencontre. Une mutuelle « fam pa chita » a déjà eu une formation et a commencé à produire des sirops et des jus.

Le principal objectif de cette réunion était d’expliquer qu’il était plus judicieux de ne faire qu’un atelier plutôt que deux.

Autant les mutuelles étaient partantes pour deux ateliers, autant elles se sont montrées très réservées de s’associer pour un atelier unique. Il a fallu toute la persuasion de Gousse Oremil et de son équipe (coût d’investissement, frais de fonctionnement, rentabilité…) pour qu’ils comprennent l’importance d’un seul projet et des bénéfices qu’ils pourront en tirer. Il semble que les paysans haïtiens soient assez méfiants les uns envers les autres et c’est tout à fait normal connaissant l’histoire d’Haïti (les tontons macoutes sous la dictature de Duvalier). Le fait que Fohnsud parviennent à faire travailler 150 mutuelles est vraiment impressionnant et cela peut expliquer la bonne réputation qu’elle a dans le sud.

Après un dialogue intense et très riche tout le monde s’est quitté avec comme mission de trouver un endroit qui conviendrait à la mise en place d’un seul atelier placé judicieusement entre les lieux de production et près d’une route principale afin de faciliter la vente des produits.

Une fois la localité choisie, il faudra acquérir un terrain pour construire cet atelier ; en parallèle Fonhsud va continuer de travailler avec les bénéficiaires de ce projet, sur le programme de réalisation de ce projet soutenu par Désir d’Haïti.

Cette réunion a vraiment été révélatrice comme tout ce séjour auprès de Fonhsud,  du travail de fourmi que l’association Fohnsud fait sur le terrain et je ne suis pas payé pour le dire !

Au 1er janvier 2012 Fonhsud n’a toujours pas pu acquérir de terrain pour la construction de cet atelier. Fonhsud avait trouvé successivement deux terrains qui auraient pu convenir pour le projet mais malheureusement les propriétaires n’avaient pas de titre de propriété, ce qui est malheureusement récurrent en Haïti. De ce fait Fonhsud continue ses recherches encore quelques mois et si elles sont infructueuses, il devra mettre ce projet de côté pour s’orienter vers d’autres projets.

L’agriculture doit être une des priorités dans la reconstruction d’Haïti

L’organisation internationale Oxfam demande de prioriser l’investissement agricole dans les projets de reconstruction d’Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier.

« Les images déchirantes de maisons, d’hôpitaux et d’immeubles effondrés ont montré l’ampleur de la dévastation dans la capitale et dans les villes frappées par le séisme, » a déclaré Philippe Mathieu, directeur pays pour Oxfam en Haïti. « Le tremblement de terre a affecté la production alimentaire et touché une nation entière où six personnes sur 10 avaient faim même avant le désastre. »

Le rapport d’Oxfam, Planter Maintenant : Défis et opportunités pour la reconstruction d’Haïti démontre qu’une agriculture forte et durable ainsi que le développement rural sont cruciales pour le succès du pays. Puisque la majorité des Haïtiennes et Haïtiens habitent la campagne et dépendent de l’agriculture pour gagner leur vie, l’effort de reconstruction doit accorder la priorité l’agriculture afin de réduire la pauvreté et d’améliorer l’accès à la nourriture dans les zones rurales et urbaines.

Près de 90 % de la population rurale vivaient avec moins de 2 $ par jour avant le séisme. Le tremblement de terre a déplacé plus de deux millions d’ Haïtiennes et Haïtiens, dont presque 600.000 dans une migration initiale vers la campagne, ce qui a mis plus de pression sur les ressources alimentaires et les stocks de carburant. L’augmentation massive de l’aide alimentaire internationale à la suite du séisme a fait baisser les prix des aliments. Cette plus grande accessibilité a donné un coup de pouce à celles et ceux qui bénéficiait des distributions de nourriture, mais a été dommageable aux paysannes et paysans dont les revenus dépendent de la vente des denrées alimentaires.

Le rapport d’Oxfam fait appel à la communauté internationale pout qu’elle adopte des politiques appuyant le développement économique haïtien.

Le gouvernement d’Haïti a développé l’ambitieux Plan national d’investissement agricole qui vise à améliorer les infrastructures, hausser la production, et augmenter les services aux zones rurales. Jusqu’ici la communauté internationale n’a pas encore accepté de fournir toutes les ressources demandées pour ce plan.

« Avec un soutien adéquat et une mise en oeuvre globale, le Plan national d’investissement agricole pourrait rendre les régions rurales plus attrayantes et convaincre davantage d’Haïtiennes et d’Haïtiens d’aller y vivre. Le développement rural et agricole permettra de faire un grand pas pour l’accès à la nourriture et la réduction de la pauvreté partout en Haïti », a dit Philippe Mathieu.

600 étudiants suivront gratuitement l’enseignement gratuit du CNAM

Des objectifs clairs

Haïti souhaitait que les étudiants puissent suivre des formations diplômantes sans être obligés de quitter le pays.  Moins de neuf mois après  le séisme, grâce à la mobilisation de l’ensemble des vingt-huit centres régionaux du Cnam, qui offrent plus de 2 000 unités d’enseignement (UE) aux étudiants haïtiens sans contrepartie financière, quatre cursus de niveau bac+2 sont proposés par l’Université d’État d’Haïti à Port-au-Prince, à l’Université Quisqueya et à l’Université publique du Sud aux Cayes. D’une durée de deux ans, ces cursus ont été sélectionnés  par les enseignants haïtiens pour répondre aux besoins du pays à court terme : génie civil, gestion, informatique et environnement. Cette première promotion porte un nom symbole d’espoir : Abbé Grégoire.

Le Cnam s’appuie sur les compétences locales

Dès la mi-octobre, les enseignements seront principalement dispensés en formation ouverte et à distance (Foad) à partir des ressources pédagogiques des centres régionaux du Cnam ; le déploiement de ces cursus s’appuie sur les compétences et les ressources locales. La sélection et l’inscription des étudiants comme le suivi des enseignements ou l’organisation des examens sont assurés par l’UEH, en partenariat avec le Cnam  en Guyane ; l’accompagnement des étudiants, notamment dans le cadre des périodes de regroupement, facteur de réussite essentiel, par des professeurs haïtiens.

Une formation entièrement gratuite

De la mise en place du dispositif, aux moyens techniques et aux formations dispensées, tout est entièrement subventionné  à 80% par le Cnam et à 20% par la région Guyane et l’État. Le coût d’une telle opération s’élève à 400 000 euros. Elle est couverte financièrement par le Cnam à hauteur de  350 000 euros  grâce à la non-facturation des inscriptions aux unités d’enseignement et bénéficie pour le reste du soutien financier de la Région Guyane et du Fonds de coopération régionale de Guyane. Cette action s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération pour le développement des formations professionnelles supérieures entre le ministère haïtien de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et la Région Guyane.

Article du monde 30 septembre : Haiti lance un programme de retour pour ses cadres expatriés

A quoi vont servir vos dons

Suite au séisme qui a détruit Port au Prince le 12 janvier, notre partenaire depuis 13 ans FONHSUD, se trouve dans le sud du pays, il nous a fait part de l’afflux des sinistrés vers les zones rurales dont ils sont originaires, notamment dans le sud . Fonhsud a mis en place un comité de coordination d’accueil des sinistrés, à ce jour aucun secours d’urgence n’arrive dans cette zone, il y a tant à faire à Port au Prince.

  • Fonhsud a besoin d’alimentation, de kit de soin et de kit d’hygiène pour ces personnes qui sont venus se réfugier dans le sud,c’est la 1ère phase d’ urgence.
  • La 2ème phase sera de créer des abris et de fournir des repas à ces personnes.
  • La 3ème phase sera la reconstruction et la création d’activités pour permettre à ces personnes de vivre et de rester éventuellement à la campagne.

Fonhsud est entrain de faire un recensement du nombre de personnes qui arrivent dans le sud, d’ici quelques semaines il nous donnera les grands axes qu’il proposera pour « recontruire et intégrer cette nouvelle population. »

Comment aider à long terme la population haïtienne, en adhérant et en faisant des dons à Désir d’Haïti qui travaille avec un partenaire local ; en donnant un peu de votre temps pour toutes les activités que nous faisons, exposition, repas haïtiens, marché de Noël…ou en mettant vos compétences à disposition de l’association.

DESIR D’HAÏTI TIENT A VOUS REMERCIER POUR TOUS VOS TEMOIGNAGES D’AFFECTION ET LES ELANS DE SOLIDARITE, AU NOM DES HAITIENS QUI EN ONT BESOIN AUJOURD’HUI ET ENCORE POUR DE NOMBREUSES ANNEES !