À la une

SOS HAITI – APPEL A DONS

Encore une terrible catastrophe en Haïti !

Samedi 14 août un séisme de magnitude de 7,2 a touché tout le Sud du Pays, détruisant de nombreuses maisons , commerces, églises, sans parler du nombre de morts qui ne cesse d’augmenter. C’est toute la zone, où nous intervenons, qui est très touchée, nos partenaires nous disent que les besoins sont immenses, les personnes concernées ont tout perdu, il faut des bâches, des tentes, des produits d’hygiène et alimentaires, du linge, de la vaisselle …..

Nous avons besoin de vous pour répondre à leur détresse !

Merci de votre solidarité et n’hésitez pas à transmettre ce message à tous vos contacts, l’union fait la force.

L’équipe de Désir d’Haïti (tél 06 60 48 56 91- 06 33 96 60 04)

Vos dons sont déductibles des impôts.

Retrouver les témoignages dans la rubrique En Haïti :

Séisme du 14 aout 2021, Visite de Vallue à Toirac-Champlois

Témoignage de nos partenaires relayée par Christiane Esteves le lundi16 août

Références pour les virements :

RIB : 30002 06933 0000071887E 03 CL Coulommiers (06933)

IBAN : FR 35 3000 2069 3300 0007 1887 E03

Code BIC : CRLYFRPP

Source de la photo : Par Voice of America — https://www.vozdeamerica.com/gallery/fuerte-terremoto-sacude-haiti-dejando-victimas-fatales-y-heridos, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=108571468

Exposition vente à l’hôpital Monsouris

Dans le couloir menant au service d’oncologie de l’hôpital Montsouris Désir d’Haïti organise une exposition vente de tableaux haïtiens jusqu’en janvier 2022.

Cette initiative vise à égailler l’ambiance pour les patients et leurs visiteurs.

La CDC Développement Solidaire fête ses 35 ans

Pour fêter ses 35 ans, la CDC Développement Solidaire a réalisé 10 films avec ses partenaires, voici celui consacré à Désir d’Haïti.

Puzzle de tableaux haïtiens

Pour vous occuper et vous changer un peu les idées, Désir d’Haïti vous propose quatorze reproductions de tableaux haïtiens sous forme de puzzles.

Chaque puzzle est au tarif de 15 € l’unité + 6,50 € de frais d’envoi.

Pour les habitants de Vaires-sur-Marne ou Brou-sur-Chantereine, nous pouvons vous livrer gratuitement.

Commande auprès de esteves.christiane@wanadoo.fr.

Mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain

L’apparition du coronavirus en Haïti a fait paniquer autorités et communauté humanitaire, compte tenu de l’extrême faiblesse du système de santé du pays, mais les conséquences économiques de la pandémie pourraient être davantage meurtrières auprès de la majorité pauvre de la population.
[...]
Pour endiguer la propagation du virus, le gouvernement a annoncé samedi soir que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du 11 mai, sous peine de sanction légale.
Mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain: sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les marchandes des rues de Pétionville ont fait leur choix en manifestant contre la vaine tentative de la mairie de limiter leur activité à trois jours par semaine.
La panique consumériste qui a suivi l’annonce le 19 mars des premiers cas de Covid-19 dans le pays est retombée et les clients sont aujourd’hui d’autant plus mesurés dans leurs achats que leurs moyens sont faibles.
Les céréales constituent deux tiers des apports énergétiques quotidiens des Haïtiens les plus pauvres. Or le prix du riz a plus que doublé sur certains marchés de province par rapport à 2019.
La coordination nationale de la sécurité alimentaire note que cette inflation s’accélère depuis mars.
Cette forte hausse des prix accompagnant l’épidémie de coronavirus ne va qu’amplifier la récession dans le pays, commencée à l’automne.

La totalité de l’article

Les vidéos de Désir d’Haïti

L’interview de Christiane Esteves, présidente de Désir d’Haïti, lors de l’exposition au Centre Brancion :

- 15 jours dans le sud d’Haïti

- Mutuelles de solidarité

- Joël Francis

- Joël Gauthier

- Présentation du travail du boss-métal

Location de l’exposition « D’Ayiti à Haïti, la liberté conquise »

Désir d’Haïti a fait l’acquisition de l’exposition intitulée «  D’Ayiti à Haïti, la liberté conquise » auprès de l’association les Anneaux de la Mémoire à Nantes.

Tous les textes sont en français et en créole, les deux langues officielles d’Haïti.

Elle est constituée de 31 panneaux, sur bâche souple, format paysage 60 x 80cm (liste ci-dessous).

Nous la mettons à disposition en location au prix de 100 € par mois pour les associations, 250 € par mois pour les collectivités ou autres, frais d’expédition en sus (nous consulter).

Si vous êtes intéressé, contactez Christiane Esteves au 06 60 48 56 91 ou par mail à esteves.christiane@wanadoo.fr

1. Introduction : D’Ayiti à Haïti

2. Isabelle et Ferdinand

3. Caciques et caciquats

4. Les moines et la conquête

5. Cruels Espagnols

6. Mercantilisme espagnol

7. Aventuriers et conquérants

8. Les Isles Antilles

9. Dominer le monde par la mer

10. Saint-Domingue, à la fin du XVIIème siècle

11. Guerres et Paix

12. Code Noir

13. Commerce de l’Exclusif

14. Nantes, Le Havre, La Rochelle, Bordeaux, Brest

15. Le sucre

16. Sévices corporels

17. Compagnies royales

18. Abolitionnistes et anti-abolitionnistes

19. Saint-Domingue, fin du XVIIIème siècle

20. 1789

21. Bois Caïman

22. L’ordre à rétablir

23. L’esclavage, oui mais…

24. La guerre à se faire

25. Toussaint Louverture et la Constitution de 1801

26. La guerre à faire

27. Batailles célèbres

28. Vive la Liberté !

29. Héros célèbres

30. D’Ayiti à Haïti,enfin

31. Chronologie des abolitions de l’esclavage

Hébergement en Haïti

A Port-au-Prince :

Association « Enfants soleil » – 3 rue Colette – impasse Duval – Pétionville/Meyotte secrétariat@enfants-soleil.org

Hébergement pour 5 personnes :  repas du soir, hébergement et petit déjeuner.

Tél en France : 03 80 43 14 08.

Dans le sud :

Fonhsud – Rue de l’Egalité à Aquin.

Hébergement pour 7 personnes :  repas du soir.

Tél en Haïti : 00 509 375 808 66, Père Gousse Orémil.

L’AVENIR DU CAFÉ

 

En Haïti, quelque 200 000 familles tirent une bonne partie de leur subsistance de la filière café.

En plus d’avoir un effet bénéfique pour la protection de la couverture forestière du pays, la production de café constitue le moteur d’une des rares productions nationales dirigées vers l’exportation. 

Des représentants de coopératives et d’associations de planteurs se sont réunis récemment à Thiotte (sud-est du pays), pour discuter des problèmes du secteur caféier en Haïti. Le café a historiquement soutenu les familles haïtiennes et a permis d’éponger la double dette de l’Indépendance. Depuis les années 50, la production chute. Jusqu’aux années 80-90, la livre de café se vendait environ 2 gourdes (4 centimes d’euros). Cette faiblesse des prix, tant sur le marché local que mondial, a découragé les grands exportateurs. Ne trouvant plus à vendre leur production, nombre de petits producteurs ont abattu leurs caféiers au profit d’autres cultures plus rentables. Le café haïtien est pourtant l’un des plus prisés dans le monde, surtout exporté vers les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Italie. Mais les spécialistes estiment que 80 % du café haïtien prend le chemin de la République dominicaine – souvent illégalement – pour être vendus sous des labels dominicains. Les Dominicains arrivent à contrôler la production, et pratiquent par moment des prix inférieurs à ceux du marché haïtien, ce qui sape les efforts des coopératives et des producteurs en Haïti.

Sans vraiment de support de l’État, les haïtiens tentent d’insuffler un nouvel élan à la filière : 600 000 plants sont mis en terre chaque année pour régénérer les plantations et augmenter la production. Actuellement, le producteur touche 50 gourdes (environ 1 euro) pour une marmite de cerises de café de cinq livres. Haïti exporte chaque année pour un peu plus de 900 000 €.

Mais la commercialisation n’est pas le seul problème auquel est confrontée la filière. Depuis le début des années 2000, le scolyte (insecte) fait de terribles ravages et a décimé plus de 60 % de la production, en s’attaquant aux cerises et les rendant inconsommables. Il n’existe pas d’insecticide contre le scolyte, la meilleure technique jusqu’ici est de tremper les cerises affectées dans l’eau chaude pour tuer les scolytes femelles. Cette technique n’éradique pas les insectes, elle ne fait que circonscrire le problème. Par ailleurs, la maladie de la rouille, provoquée par le champignon hemileia vastatrix, menace aussi la production et gangrène de plus en plus les caféiers. Sans parler de la menace récurrente des cyclones.

D’autres difficultés, de nature économique et financière, assaillent le réseau.

Le prix du sac d’engrais est  exorbitant (1,65 €), mais ne permet pas au paysan d’augmenter sa production.

Par ailleurs, le producteur qui, voulant moderniser sa production, s’adresse aux institutions de crédit se voit imposer des conditions absolument déraisonnables (jusqu’à 41 % de frais), c’est un véritable système d’endettement.

Par ailleurs, de nombreux choix techniques restent à faire : quelles espèces faut-il développer ? Comment régénérer les plantations ? Quelle distance respecter entre deux plants pour un maximum de rendement ? etc…

Ces différentes questions ont porté les acteurs à créer l’Institut national du café haïtien (INCAH, structure administrative de 21 membres représentant les différents acteurs du domaine). L’organisme, qui dépend du ministère de l’Agriculture, lequel est d’office président du conseil d’administration, a pour but de dynamiser la production et d’améliorer les conditions de vie des gens impliqués dans le domaine. Il s’agissait de mettre de l’ordre dans le secteur en créant une plateforme, un espace de dialogue et de revendication pour les planteurs. « Dans tous les discours, on parle de la relance de l’agriculture alors qu’on néglige le circuit café », dit-il. À la Plateforme Nationale des Producteurs de Café Haïtien (PNPCH), on croit qu’avec le circuit café, on peut résoudre un bon nombre de problèmes qui minent le pays comme le chômage, l’insécurité alimentaire, l’exode rural et la déforestation. « Pas de moyens, pas de volonté », expliquent des producteurs. Mais que faire quand la baisse de la production d’un circuit qui, en d’autres pays est pourtant prometteuse, engendre paupérisation des familles, exode rural et déboisement?  Si les solutions dépendent en partie de l’État, les dizaines de coopératives et d’associations qui constituent la PNPCH tentent depuis 15 ans de faire en sorte que les producteurs caféiers poussent tous ensemble dans la même direction. La PNPCH bénéficie d’une immense force de mobilisation et de réseautage qui peut faire la différence, mais elle doit également être impliquée dans la mise en place d’une politique de régénération caféière qui favorisera aussi la reforestation.

La filière café s’est révélée fort efficace en matière de préservation de la couverture végétale dans les grandes régions productrices, il suffit de s’y promener pour constater à quel point café et forêt font bon ménage. Non seulement le secteur café possède le potentiel pour régénérer l’environnement, il peut aussi booster l’économie du pays, notamment dans les zones rurales, en donnant du travail à des milliers de jeunes.

D’après un article de Ralph THOMASSIN JOSEPH (le nouvelliste)

Protection du Parc Macaya

Jean-Gustave Dunès, membre de Fonhsud, ancien maire de Camp-Perrin et militant pour la protection de l’environnement de la région du sud, notamment le parc Macaya, vient d’être nommé responsable du corps de surveillance environnementale des départements du Sud et de la Grande-Anse.

Le gouvernement haïtien à travers son ministre de l`environnement M. Vilmond Hilaire, a lancé le projet « Jef Macaya » avec un financement de la BID (Banque Interaméricaine de Développement), dont le but est de reconstituer le parc en établissant un état des lieux avec le recensement des occupants afin de les relocaliser, stopper l’abattage des arbres, constituer des pépinières, créer des emplois pour les habitants vivant dans les zones tampons. Un projet qui tient à cœur à Jean-Gustave Dunès qui mettra tout en œuvre pour le faire aboutir.