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Protection du Parc Macaya

Jean-Gustave Dunès, membre de Fonhsud, ancien maire de Camp-Perrin et militant pour la protection de l’environnement de la région du sud, notamment le parc Macaya, vient d’être nommé responsable du corps de surveillance environnementale des départements du Sud et de la Grande-Anse.

Le gouvernement haïtien à travers son ministre de l`environnement M. Vilmond Hilaire, a lancé le projet « Jef Macaya » avec un financement de la BID (Banque Interaméricaine de Développement), dont le but est de reconstituer le parc en établissant un état des lieux avec le recensement des occupants afin de les relocaliser, stopper l’abattage des arbres, constituer des pépinières, créer des emplois pour les habitants vivant dans les zones tampons. Un projet qui tient à cœur à Jean-Gustave Dunès qui mettra tout en œuvre pour le faire aboutir.

Le Rhum Barbancourt

Plus de 600 hectares de terres sont cultivées en cannes en Haïti pour la seule production du rhum Barbancourt, dont environ 20% dans les plantations du Domaine Barbancourt. La distillerie Barbancourt se trouve dans la plaine du Cul de Sac, plaine fertile qui s’étend de Port-au-Prince à l’étang Saumâtre, près de la frontière avec la République Dominicaine.

  

 

Historique :

En 1862, M. Dupré Barbancourt crée en Haïti une distillerie de rhum. N’ayant pas eu de descendance directe, il laisse à sa mort la distillerie à son neveu Paul Gardère, qui la dirigera jusqu’en 1946.

Située au Chemin des Dalles, à Port-au-Prince, elle y demeurera jusqu’en 1949, date à laquelle Jean Gardère succède à son père Paul. Il assurera la continuité de la tradition jusqu’en 1990 et sera à l’origine de la modernisation de la Société de Rhum Barbancourt et de la délocalisation de la distillerie dans la Plaine du Cul-de-Sac, à côté de Damien, où elle se trouve toujours.

Les travaux débutèrent en 1949 et en 1952, l’usine commença à produire son propre jus de canne à partir de la plantation de canne du Domaine Barbancourt. Cette décision fera passer la Société de Rhum Barbancourt du stade artisanal à celui de production industrielle.

En 1990, Thierry Gardère succède à son père et il dirige depuis l’entreprise. Barbancourt a gagné de très nombreux prix d’excellence dans les concours internationaux tels que la San Francisco World Spirits Compétition (médaille d’or en 2000) et est aujourd’hui implanté dans plus de 20 pays.

Spécificité des rhums Barbancourt :

M. Dupré Barbancourt, fondateur de la distillerie, était charentais d’origine. Il utilisa donc les techniques en usage pour le cognac, et principalement la double distillation. Par ailleurs, il préféra le vieillissement en fût de chêne français, provenant du Limousin. Ces choix, plus coûteux en temps aussi bien qu’en investissements, ont été maintenus par ses héritiers.

Si bien sûr les installations ont été modernisées depuis 1862, la distillerie reste fidèle aux principes de son fondateur, avec notamment ses deux colonnes de distillation. La grande spécificité des rhums Barbancourt, c’est qu’ils sont élaborés directement avec du jus de canne, et non de la mélasse (sucres résiduels de la canne) comme la plupart des autres rhums de la région. Provenant de 600 ha de plantations, les cannes sont acheminées immédiatement à la distillerie, afin de conserver toute leur fraîcheur. Appelé vesou, ce jus de canne à sucre obtenu par broyage est mis à fermenter avec une souche de levure propre à Barbancourt, qui valorise ses arômes les plus fruités. Puis, après la double distillation, le rhum va vieillir dans des fûts de chêne en provenance du Limousin. Outre un rhum blanc de commercialisation récente, la gamme Barbancourt comprend surtout des rhums bruns, disponibles en trois qualités : le 3 étoiles de 4 ans d’âge (40 %), la Réserve Spéciale 5 étoiles de 8 ans d’âge (43 %), et la Réserve du Domaine de 15 ans d’âge (43 %), disponible en quantité limitée et qui était autrefois réservée à la famille et à ses proches.

Historique du Canal de d’Avezac de Castéra de Camp Perrin

Pierre Valentin d’Avezac, né à Tarbes en Bigorre, étudia à la Sorbonne. Il n’obéissait qu’à contrecoeur aux volontés de son père, qui l’avait destiné à l’Eglise. Riche de quelques présents de sa famille, il prit alors la route de Bordeaux. Très vite, l’envie de quitter la France se fît sentir, et M. d’Avezac se détermina à aller dans les îles en 1748, arrivé à Saint-Domingue où il débarqua avec un seul louis d’or. Il y rejoignit un oncle qui le nomma en 1749 procureur de la sénéchaussée de Saint-Louis.

M. d’Avezac se maria avec Marie-Thérèse Durand de Linois et prit alors son vrai nom de baptême Pierre Valentin. Il donna en 1753 sa démission comme procureur et obtint en 1755 la commission d’aide-major des milices de Saint-Louis. C’est à partir de cette date qu’il acquit une indigoterie à Aquin; il fit avec succès des travaux pour y conduire de l’eau. Toujours à la même époque, les habitants de la plaine des Cayes voulurent employer les eaux de la Ravine du Sud, qui prend sa source dans le morne Macaya, dans le but de fertiliser la plaine de Jacob. Plusieurs personnes assuraient que ce projet était inexécutable mais M. d’Avezac conçut l’idée d’entreprendre cette distribution d’eau.

Son assurance et son éloquence naturelle le firent écouter. Les habitants intéressés s’assemblèrent et pensèrent pouvoir lui demander un plan et un devis, M. d’Avezac répondit qu’il ne savait pas en faire, mais qu’il accomplirait quand même l’ouvrage et fit adopter ses propositions.

Le 16 décembre 1759, acte sous-seing privé entre des syndics et M. d’Avezac qui se chargea de tout moyennant 700 000 euro et s’obligea à livrer son ouvrage dans les 5 ans. Il acheta tout d’abord un terrain près de la prise d’eau, Dès que l’on conçut qu’il puisse aboutir, l’envie et l’intérêt s’éveillèrent. Le premier quartier du paiement du projet ne fut pas respecté. De plus, les non-riverains qui n’avaient pas souscrit dans l’origine voulurent être colloqués dans la distribution, mais le 1er février 1762 les administrateurs rejetèrent leurs demandes.

Après ces troubles et de nombreuses rencontres entre les intéressés et M. d’Avezac, M. Dargout, alors commandant de la partie sud, sentant combien cet affligeant procès nuisait à la population et donc à l’intérêt général, parvint à déterminer tous les intéressés à s’assembler devant lui pour se concilier avec M. d’Avezac. Après conciliation, il se remit à la tâche de plus belle et exécuta l’ouvrage. M. Dufrettey, major pour le roi aux Cayes, après avoir examiné les travaux déclara en être très satisfait.  »Autant et au-delà de ce qu’il pouvait espérer de l’exécution d’un marché fait sans plan, sans devis et sans profil : ouvrage cependant qui fera honneur à perpétuité au sieur d’Avezac, d’autant plus qu’il n’était pas du métier lorsqu’il a fait cette entreprise, en laquelle il a si bien réussi, à la plus grande satisfaction de la population. »

Enfin, il renouvela sa promesse de garantir pendant deux ans ses travaux faits pour arroser alors 2 840 carreaux (un carreau =1,3hectares) dépendant de 18 habitations. Au bassin de distribution placé sur l’habitation Lévy, l’eau est divisée en deux. Le canal le plus oriental distribue l’eau à trois sucreries et à une indigoterie non riveraine, y arrose 1 460 carreaux et y fait mouvoir dix moulins. Le canal occidental fournit de l’eau à huit sucreries, à une cotonnerie indigoterie riveraine, à une autre non riveraine, à neuf moulins et arrose 1 380 carreaux.

Le canal fut achevé en mai 1765. Tel est l’ouvrage qui rendra le nom de d’Avezac parmi ceux des citoyens utiles et précieux. Sans lui l’eau coulerait sans doute inutilement dans le lit de la Ravine Sud et la population serait privée de tous ces avantages.

Cet homme étonnant est décédé le 14 septembre 1781, après avoir joui comme il le méritait de la gloire. Cependant, on assure que ses enfants n’ont pas encore reçu la totalité de ce qui leur était dû.

Extrait du livre de Moreau de Saint-Méry


Classe café

En Haïti, on célèbre la fête de l’agriculture chaque 1er mai. Dans le cadre de ses efforts pour la relance de la filière café à Maniche, la coopérative CACEM a organisé à cette occasion une journée de sensibilisation auprès des jeunes lycéens et ceux de l’école des sœurs de Maniche (50 élèves en classe terminale). Les objectifs de cette activité sont de partager avec les jeunes manichois le travail réalisé par la coopérative et de leur faire connaître une partie de l’histoire de Maniche et de sa culture. CACEM considère fondamentale la sensibilisation des jeunes manichois qui prendront un jour la relève des producteurs de café.

Cette journée s’est déroulée dans la localité de Lestage où se trouvent la pépinière et le centre de lavage du café de la coopérative. Deux conférences ont eu lieu sur les thèmes suivants :

  • Les enjeux de la culture du café en Haïti (histoire, protection de l’environnement, revenus économique, etc.) et la place particulière du café haïtien sur la marché international ; ainsi les étudiants découvriront le potentiel de développement que représente la culture du café dans le pays.
  • La stratégie et les activités que CACEM et ses membres mettent en œuvre en partenariat avec Oxfam Italie pour la relance de la production de café dans la zone.

Un film sur la production de café lavé a été ensuite projeté aux étudiants pour qu’ils aient un aperçu plus technique de la filière.

Enfin, les élèves ont été accompagnés dans la pépinière pour un travail pratique avec la transplantation des plants de café, et l’entretien de celle-ci.

La journée a été clôturée par un goûter et une distribution de plantules de café.

Jean Marc Lousiaire membre actif de la société civile de Maniche

De l’exil au voyage

De l’exil au voyage

Après avoir obtenu le prix Médicis en 2009, l’écrivain haïtien Dany Laferrière entre au Larousse, il rejoint les écrivains haïtiens, Jacques Stephen Alexis, René Depestre, Jacques Roumain.

Lorsque le responsable de Larousse lui a demandé « Quel mot de la langue française exprime le mieux selon vous la manière de vivre l’exil ? » sa réponse fut belle : »On ne vit pas l’exil, je l’ai changé immédiatement avant d’arriver à Montréal par le mot voyage. Parce que l’exil fait référence au dictateur, alors que le voyage ne concerne que moi, je suis en voyage depuis longtemps et dans le voyage je peux éliminer facilement l’espace pour habiter le moment, comme celui-ci !

Le Monde, blog des abonnés, 16 juin 2011

Les projets sur le long terme

Le vendredi 26 août 2010, Fohnsud avait réuni les comités de suivi de deux mutuelles (de micro crédit) qui souhaitent mettre en place un atelier de transformation de fruits.

A cette réunion étaient présents les membres des mutuelles ainsi que ceux de Fohnsud (père Gousse le directeur, Morin l’agronome , Inold le comptable et Vinciane la coopérante) et ceux de Désir d’Haïti.

Ce projet fait suite à la formation sur la transformation des fruits que Désir d’Haïti avait financé pour une vingtaine de personnes dont la mutuelle « fam pa chita » (femmes actives). Aujourd’hui ces femmes produisent des produits en très petite quantité à leur domicile et souhaitent élargir leurs activités .

Cet atelier évitera aux paysans de perdre une partie de leur production en transformant en jus et en confiture leurs fruits, tel que mangues, chadèques, ananas….et  cela devrait permettre d’améliorer leurs revenus. Ils s’étaient déjà réunis à deux reprises avant notre rencontre. Une mutuelle « fam pa chita » a déjà eu une formation et a commencé à produire des sirops et des jus.

Le principal objectif de cette réunion était d’expliquer qu’il était plus judicieux de ne faire qu’un atelier plutôt que deux.

Autant les mutuelles étaient partantes pour deux ateliers, autant elles se sont montrées très réservées de s’associer pour un atelier unique. Il a fallu toute la persuasion de Gousse Oremil et de son équipe (coût d’investissement, frais de fonctionnement, rentabilité…) pour qu’ils comprennent l’importance d’un seul projet et des bénéfices qu’ils pourront en tirer. Il semble que les paysans haïtiens soient assez méfiants les uns envers les autres et c’est tout à fait normal connaissant l’histoire d’Haïti (les tontons macoutes sous la dictature de Duvalier). Le fait que Fohnsud parviennent à faire travailler 150 mutuelles est vraiment impressionnant et cela peut expliquer la bonne réputation qu’elle a dans le sud.

Après un dialogue intense et très riche tout le monde s’est quitté avec comme mission de trouver un endroit qui conviendrait à la mise en place d’un seul atelier placé judicieusement entre les lieux de production et près d’une route principale afin de faciliter la vente des produits.

Une fois la localité choisie, il faudra acquérir un terrain pour construire cet atelier ; en parallèle Fonhsud va continuer de travailler avec les bénéficiaires de ce projet, sur le programme de réalisation de ce projet soutenu par Désir d’Haïti.

Cette réunion a vraiment été révélatrice comme tout ce séjour auprès de Fonhsud,  du travail de fourmi que l’association Fohnsud fait sur le terrain et je ne suis pas payé pour le dire !

Au 1er janvier 2012 Fonhsud n’a toujours pas pu acquérir de terrain pour la construction de cet atelier. Fonhsud avait trouvé successivement deux terrains qui auraient pu convenir pour le projet mais malheureusement les propriétaires n’avaient pas de titre de propriété, ce qui est malheureusement récurrent en Haïti. De ce fait Fonhsud continue ses recherches encore quelques mois et si elles sont infructueuses, il devra mettre ce projet de côté pour s’orienter vers d’autres projets.

A quoi vont servir vos dons

 

Atelier de transformation des fruits 

Suite au séisme du 12 janvier 2010, après avoir répondu aux premières urgences alimentaires et de santé, nous avions décidé d’appuyer un projet d’activité économique, notamment un atelier de transformation des fruits. FONHSUD avait ce projet depuis quelques années car 17 femmes avaient suivi une formation de transformation des fruits en 2006 ; depuis, elles exercent à leur domicile mais souhaitent élargir leurs activités afin d’avoir un revenu supplémentaire.

 L’idée serait de mettre en place une petite coopérative mais pour cela, il fallait trouver un terrain qui ait un titre de propriété. Après plusieurs échecs, c’est chose faite. FONHSUD a acheté un terrain qui permettra l’implantation de cet atelier ainsi que la plantation d’arbres fruitiers.  FONHSUD travaille sur le projet avec les femmes concernées afin de voir les besoins en surfaces, le fonctionnement, la gestion et la commercialisation des produits.

 Le terrain est bien situé, sur la route nationale de Port-au-Prince à Aquin, ce qui permettra d’avoir une boutique où acheter les produits tels que confitures, beurre de cacahuètes, liqueurs….

 Comment aider à long terme la population haïtienne

En adhérant et en faisant des dons à Désir d’Haïti qui travaille avec un partenaire local ;

En donnant un peu de votre temps pour  les activités que nous réalisons : expositions, repas haïtiens, marchés de Noël…

Ou en mettant vos compétences à disposition de l’association.

DESIR D’HAÏTI TIENT A VOUS REMERCIER POUR TOUS VOS TEMOIGNAGES D’AFFECTION ET LES ELANS DE SOLIDARITE, AU NOM DES HAITIENS QUI EN ONT BESOIN AUJOURD’HUI ET ENCORE POUR DE NOMBREUSES ANNEES !