Mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain

L’apparition du coronavirus en Haïti a fait paniquer autorités et communauté humanitaire, compte tenu de l’extrême faiblesse du système de santé du pays, mais les conséquences économiques de la pandémie pourraient être davantage meurtrières auprès de la majorité pauvre de la population.
[...]
Pour endiguer la propagation du virus, le gouvernement a annoncé samedi soir que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du 11 mai, sous peine de sanction légale.
Mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain: sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les marchandes des rues de Pétionville ont fait leur choix en manifestant contre la vaine tentative de la mairie de limiter leur activité à trois jours par semaine.
La panique consumériste qui a suivi l’annonce le 19 mars des premiers cas de Covid-19 dans le pays est retombée et les clients sont aujourd’hui d’autant plus mesurés dans leurs achats que leurs moyens sont faibles.
Les céréales constituent deux tiers des apports énergétiques quotidiens des Haïtiens les plus pauvres. Or le prix du riz a plus que doublé sur certains marchés de province par rapport à 2019.
La coordination nationale de la sécurité alimentaire note que cette inflation s’accélère depuis mars.
Cette forte hausse des prix accompagnant l’épidémie de coronavirus ne va qu’amplifier la récession dans le pays, commencée à l’automne.

L’apparition du coronavirus en Haïti a fait paniquer autorités et communauté humanitaire, compte tenu de l’extrême faiblesse du système de santé du pays, mais les conséquences économiques de la pandémie pourraient être davantage meurtrières auprès de la majorité pauvre de la population.

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Pour endiguer la propagation du virus, le gouvernement a annoncé samedi soir que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du 11 mai, sous peine de sanction légale.
Mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain: sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les marchandes des rues de Pétionville ont fait leur choix en manifestant contre la vaine tentative de la mairie de limiter leur activité à trois jours par semaine.
La panique consumériste qui a suivi l’annonce le 19 mars des premiers cas de Covid-19 dans le pays est retombée et les clients sont aujourd’hui d’autant plus mesurés dans leurs achats que leurs moyens sont faibles.
Les céréales constituent deux tiers des apports énergétiques quotidiens des Haïtiens les plus pauvres. Or le prix du riz a plus que doublé sur certains marchés de province par rapport à 2019.
La coordination nationale de la sécurité alimentaire note que cette inflation s’accélère depuis mars.
Cette forte hausse des prix accompagnant l’épidémie de coronavirus ne va qu’amplifier la récession dans le pays, commencée à l’automne.

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